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Film : Programme Universciné
Un conte d’été polonais (Sztuczki, Pologne, 2007)
Alliance Française, 5509 Rue Young, 1er mai 2009, 19h
Projection gratuite avec sous-titrée en anglais - Free screening w/English subtitles
Un film de de :
- Pologne
- Réalisation et scénario : Andrzej Jakimowski
- Durée: 1h32mn
- Interprétation : Damian Ul (Stefek), Ewelina Walendziak (Elka), Rafal Guzniczak (Jerzy),
Tomasz Sapryk (le père), Iwona Fornalczyk (la mère)
- Image : Adam Bajerski. Montage : Cezary Grzesiuk.
- Musique originale : Tomasz Gassowski.
- Distribution : KMBO.
- Comédie
Synopsis
Stefek est un petit garçon de dix ans, élevé par sa mère et surtout sa grande sœur de dix-sept ans Elka,
cette dernière assumant le rôle symbolique du père absent. C’est ce chaînon manquant que Stefek
cherche et croit reconnaître à chaque coin de rue. Il pense un beau jour vraiment l’avoir retrouvé : sur le quai d’une gare, un homme attend un train et éveille sa curiosité. Difficile de faire le rapprochement avec la vieille photographie que Stefek cache dans sa poche, gribouillée et trouée, mais pour lui, pas de doute. Il en informe sa sœur, trop absorbée par ses entretiens d’embauche pour y accorder la moindre importance. Alors, Stefek va tenter de forcer le destin pour provoquer le retour du père potentiel.
(src:
Emmanuel Didier
Sztuczki est le nom original de ce film polonais, auréolé d’un joli succès d’estime dans son pays et
primé un peu partout en Europe. Signification littérale : tour de passe-passe. Le film s’amuse du destin en le courbant, en le façonnant selon les désirs d’un enfant espiègle et débrouillard. Fraîcheur et tendresse sont au rendez-vous pour ce film qui sait installer son récit sans précipitation mais sans marquer durablement les esprits.
Jakimowski s’immisce sans faire de bruit sur la liste des jeunes réalisateurs d’Europe de l’Est à suivre. Pas véhément pour un sou, il préfère s’intéresser à l’individu et à ses tourments qu’aux grandes questions plus frontales et polémiques comme le font Piotr Trzaskalski ou Przemyslaw Wojcieszek (avec notamment, le très intense Plus fort que les Bombes). On est ici dans la pure poésie des émotions et de l’affect, sans mièvrerie superflue mais aussi sans véritable conscience politique ou sociale.
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