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Alliance Française Halifax

French language and cultural Centre

Films projetés à l'Alliance Française

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[ Avril 2009: Programme UniversCiné ]

le film

Un film de de : Benoît Delépine et Gustave Kervern (Belgique, 2004)

"Mon frère se marie "

Alliance Française, 5509 Rue Young, 3 avril 2009, 19h

  • Projection gratuite avec sous-titrée en anglais -
    Free screening w/English subtitles
  • For more info, call us at : 455 4411

  • Réalisateurs: Jean-Stephane Bron
  • Durée: 1h35mn
  • Année: 2006
  • Suisse
  • avec : Aurore Clément, Jean-Luc Bideau, Cyril Troley
  • Comédie

Synopsis

Vinh, réfugié boat-people, adopté 20 ans plus tôt par une famille suisse, va se marier. Sa mère naturelle, restée au Vietnam, saisit l'occasion pour faire le voyage et rencontrer la famille si parfaite qui a aimé et élevé son fils.

Mais il y a déjà bien longtemps que cette famille a éclaté et qu'ils ne se supportent plus les uns et les autres. La visite inattendue de Madame Nguyen va mettre tout le monde en émoi.

Il va falloir se replonger pour quelques jours dans les rôles oubliés de père, d'épouse, de frère et de soeur... Redevenir une famille idéale, aimante et complice, pour jouer une fragile comédie du bonheur.

[ Mars 2009: Programme UniversCiné ]

le film

Un film de de : Benoît Delépine et Gustave Kervern (Belgique, 2004)

"Aaltra "

Alliance Française, 5509 Rue Young, 2 février 2009, 19h

  • Projection gratuite avec sous-titrée en anglais -
    Free screening w/English subtitles
  • For more info, call us at : 455 4411

  • Réalisateurs: Benoît Delépine et Gustave Kervern
  • Durée: 1h33mn
  • Année: 2004
  • Belgique
  • avec : Benoît Delépine , Gustave Kervern, Jan Bucquoy , Noël Godin, Benoît Poelvoorde , Bouli Lanners , Aki Kaurismaki
  • Comédie dramatique / Humour noir / 'Road movie'

Synopsis

Ben et Gus sont voisins dans un petit village au fin fond de la campagne française et, comme tous bons voisins, ils ne s'entendent pas du tout. L'un est paysan et l'autre est cadre, mais aucun des deux ne semble satisfait de sa situation. Un jour, à la suite d'un concours de circonstances, Ben et Gus en viennent aux mains et terminent la bagarre grièvement blessés par une machine agricole.

A l'hôpital, les voisins ennemis apprennent qu'ils devront passer le reste de leur vie dans une chaise roulante. Refusant finalement l'idée du suicide, ils vont alors entreprendre un étrange voyage à travers la Belgique jusqu'en Finlande, à la recherche du fabricant de la machine maudite. Au cours de ce voyage, les rapports entre Ben et Gus évoluent autant que le regard qu'ils portent sur le monde et la société.

Benoît Poelvoorde

Benoît Poelvoorde a reçu le prix Joseph Plateau 2004 récompensant le meilleur acteur belge.

Benoît Poelvoorde est né à Namur, le 22 septembre 1964. Fils (cadet, mais il a une petite sœur) d'une épicière et d'un routier (décédé alors qu'il était jeune) il fait ses études chez les Jésuites puis à 17 ans, quitte le domicile familial pour suivre des cours d'arts appliqués à l'ICT Félicien Rops à Namur oû il rencontre Rémy Belvaux. Il se passionne pour le théâtre et se fait remarquer grâce à ses interprétations atypiques. Destiné à une carrière de dessinateur, il pratique également une seconde activité : la photographie. Durant ses études à l'INSAS, Rémy et Benoît se lient d'amitié avec André Bonzel pour qui Benoît joue dans un court métrage Pas de C4 pour Daniel Daniel.

Quatre ans plus tard, en 1992, le trio récidive, mais avec un coup de maître, en réalisant un premier long métrage : C'est arrivé près de chez vous. Ce film cynique et noir, réalisé avec relativement peu de moyens, devient rapidement un succès retentissant qui le propulsera au rang de film culte. Ensuite, Poelvoorde passe au café-théâtre en jouant Modèle déposé de Bruno Belvaux, frère de Rémy. Puis, il se met au service du petit écran avec deux projets humoristiques : Jamais au grand jamais (série de sketches diffusés en 1996) et les célèbres Carnets de monsieur Manatane.

Il enchaînera une série de films à partir de 1997 et rencontrera le succès auprès d'un large public grâce notamment à ses interprétations dans Les Randonneurs, Le Boulet et Podium. En 2002, Benoît Poelvoorde s'est vu attribuer le Prix Jean Gabin, récompensant les meilleurs acteurs en devenir. En 2004, il est membre du jury du festival de Cannes, présidé par Quentin Tarantino qui a affirmé avoir été fasciné par le film C'est arrivé près de chez vous.

Benoit Poelvoorde est également ami avec l'acteur Jean-Claude Van Damme, avec qui il a pu jouer dans Narco.

L'acteur, qui n'a jamais caché qu'il souffrait de dépression, a été hospitalisé brièvement à sa demande dans l'unité psychiatrique de l’hôpital de Namur le 17 novembre 2008[1] ; il en est sorti le 19. Il a repris immédiatement le tournage de Coco avant Chanel, d'Anne Fontaine. Le 6 décembre, il faisait partie du jury pour l'élection de Miss France au Puy du Fou

Critiques

Comedians Benoît Delépine and Gustave Kervern, who wrote, directed, and co-star in this irreverent road movie, show a distinct flair for understated physical comedy and defiantly non-PC humor.

Rural neighbors who hate each other come to blows one day on a farm and get tangled up in an agricultural tractor, leaving them both paralyzed, wheelchair-bound, and simmering with spite. But rather than feel sorry for themselves, the embittered paraplegics decide to seek revenge against the tractor's manufacturer. They take to the road, redirecting their frustrations with their plights towards the people they meet on the way to Helsinki. Captured in sharp black-and-white Cinemascope photography that complements its exquisite Tati-like sight gags, Aaltra undermines conventional attitudes toward the disabled with its dry wit and acerbic, vengeful characters. Look for some recognizable cameos, including famous Finnish director Aki Kaurismäki.

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[ Février 2009: Programme UniversCiné ]

le film

Un film de d'Hélène Angel :

"Rencontre avec le dragon "

Alliance Française, 5509 Rue Young, 2 février 2009, 19h

  • Projection gratuite avec sous-titrée en anglais -
    Free screening w/English subtitles
  • For more info, call us at : 455 4411

  • Réalisateur: Hélène Angel
  • Durée: 1h49
  • Année: 2002
  • France
  • avec : Daniel Auteuil, Nicolat Nollet, Sergi Lopez
  • Aventure / romanesque /fantastique

Synopsis Félix a quinze ans. Il somnole près d'un arbre, luttant contre le sommeil. S'il s'endort, il meurt de froid. Il tient dans ses mains un livre doré et racorni, qui raconte les aventures de Guillaume de Montauban, un chevalier légendaire surnommé le Dragon Rouge.

Il y a longtemps, il a sauvé des flammes son meilleur ami. Depuis sous sa peau couve le feu du dragon.

La légende dit aussi qu'il a tué la femme de son ami par amour. En fait de chevalier, le voila désormais mercenaire, capable de livrer quelqu'un à qui voudra moyennant de l'or. Le pape réclame Hugues de Pertuis, poète.

Guillaume est à sa recherche quand il rencontre Félix...

Critiques

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[ Janvier 2009: Programme UniversCiné ]

le film

Un film de de Christophe Loisillon :

"Ma caméra et moi "

Alliance Française, 5509 Rue Young, 9 janvier 2009, 19h

  • Projection gratuite avec sous-titrée en anglais -
    Free screening w/English subtitles
  • For more info, call us at : 455 4411

  • Réalisateur: Christophe Loisillon
  • Durée: 1h25
  • Année: 2001
  • France
  • avec : Zinédine Soualern et Julie Gayet
  • Comédie

Synopsis Max est né avec 2 obsessions : filmer Dieu et les filles. C'est plus facile avec les deuxièmes, quoique. Il tombe amoureux de Lucie, une aveugle qui l'aide à concevoir différemment l'acte de filmer. Plus douée que lui, elle finit par le quitter.

Lassé des filles et sans nouvelles de Dieu, Max vatil s'arrêter de vivre par sa caméra ?..

Critiques

Le film nous raconte l'histoire de Max, qui sans cesse filme sa recherche de la vérité. Celle de ses origines et celle des autres. S'y ajoute son histoire d'amour avec Lucie et à sa conclusion pénible pour Max.
L'histoire est ponctuée de séquences "drôlissimes". Les acteurs participent pleinement à la réussite de ce superbe film en y étant parfaits tout du long.

Julie Gayet est étonnante de justesse et d'émotion dans sa composition. Zinedine Soualem trouve quant à lui un rôle particulièrement difficile à jouer ; à la hauteur de son talent

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[ Décembre 2008: Programme UniversCiné ]

le film

Un film de de Martin Provost :

"Le ventre de Juliette "

Alliance Française, 5509 Rue Young, 5 décembre 2008, 19h

  • Projection gratuite avec sous-titrée en anglais -
    Free screening w/English subtitles
  • For more info, call us at : 455 4411

  • Réalisateur: Martin Provost
  • Durée: 1h33
  • Année: 2003
  • France
  • avec : Julie Marie Parmentier Stephane Rideau Carmen Maura Nathalie Richard Patrick Chesnais Tom Novembre Ariane Ascaride
  • Comédie dramatique

Synopsis Juliette est trop jeune pour tomber enceinte et pourtant… Elle sait qu'elle va garder cet enfant qu'elle entend chanter dans son ventre. Elle a neuf mois pour "venir au monde" elle aussi, entre Mathias qui l'aime, mais qui a tellement peur d'être père, la folie douce d'une mère kleptomane et l'hystérie d'une grande sœur "modèle"… Et puis il y a ce père fantôme, ce père que Juliette n'a jamais rencontré, et dont on dit qu'il a abandonné sa fille à la naissance.

Critiques

Le film de Martin Provost part d'une idée riche, cinématographique : L'évolution du corps d'une femme enceinte. Comment l'univers de Juliette change face à son corps différent ? Une autre vie prend sa place. Ce bébé qui chante pour elle, elle doit le faire accepter de tous : sa mère qui régresse, sa sœur qui ne s'intéresse pas à l'enfant mais à la position sociale de Juliette, le père qui fuit, ne voit pas sa transformation. Le seul à protéger le ventre de Juliette est Léonard, en considérant tout à la fois Juliette comme une femme, une fille, une amante, et une future mère.

Un léger voile, comme une bulle entoure les images. Et l'indéterminisme temporel, l'atmosphère surannée évoquent à la fois des décors à la Demy (LA BOUTIQUE DES PARAPLUIES) comme une imagerie rétro (la Boucle d'Or argentine) et un cinéma français social (le port de Marseille, les savonneries...). Juliette est coincée entre la vieille boutique de sa mère et le cabinet du beau-frère installé. La mise en scène est malheureusement parfois exagérée et le montage peu fluide.

Le film s'enferme vite dans les conflits. Certes une respiration est amenée par le personnage joué par Tom Novembre, mais on aimerait être un peu plus intime avec Juliette et sentir dans les mots, les images, les gestes cette vie qui affleure. L'éclosion de Juliette à travers sa maternité touche grâce à la ténacité de Marie-Julie Parmentier, actrice révélée dans PETITES de N.Lvovsky et confirmée dans LES BLESSURES ASSASSINES. Une vraie nature... Maryline Poux

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[ Novembre 2008: Programme UniversCiné ]

le film

Un film d' Orso Miret :

"De l'histoire ancienne"

Alliance Française, 5509 Rue Young, 7 novembre 2008, 19h

  • Projection gratuite avec sous-titrée en anglais -
    Free screening w/English subtitles
  • For more info, call us at : 455 4411

  • Réalisateur: Orso Miret
  • Durée: 1h59
  • Année: 2001
  • France
  • avec : : Yann Goven, Olivier Gourmet et Brigitte Catillon
  • Prix Jean Vigo (2000)

Synopsis Olivier (Stéphane Bierry ; Les Compères) prépare un doctorat d'histoire sur la Seconde Guerre mondiale. Son meilleur ami, Guy (Yann Goven), est libraire et lui fournit les livres nécessaires à ses recherches. Olivier veut surtout rencontrer le père de Guy qui a échappé par miracle à une exécution collective. Le jeune libraire hésite. La rencontre n'aura jamais lieu : Guy cache à son ami que l'ancien héros de la Résistance vient de mourir.

Critiques La mise en scène, particulièrement sobre du film étonne dans la mesure où pour un premier film Orso Miret démontre une maîtrise saisissante, jonglant d’une histoire à l’autre avec une facilité déconcertante. Surtout le thème musical du film restitue admirablement bien la fragilité et la détresse des personnages. Extrêmement poignante riche car interprétable selon plusieurs niveaux de lectures, De l’Histoire ancienne marque la révélation d’un auteur à suivre de très près. Une œuvre grave mais magnifique.

[ Octobre 2008: Azouz Begag ]

le film

"Le gone du Chaâba"

Alliance Française, 5509 Rue Young, 23 octobre 2008, 19h

  • Projection gratuite sous-titrée en anglais -
    Free screening w/English subtitles
  • For more info, call us at : 455 4411
  • Everyone is welcome
  • Veuillez noter que ce film sera prolongé la semaine prochaine par une discussion dans le cadre de notre activité Club de lecture

    Vous pouvez bien entendu venir voir le film même si vous ne participez pas au CL.

  • Réalisateur: Christophe Ruggia
  • Durée: 105min
  • Année: 1997
  • Vertigo Productions
  • Comédie dramatique

Synopsis

français

(src)

L'histoire « Le gone du Chaâba » commence en 1965, trois ans après l'indépendance de l'Algérie. Omar, agé de neuf ans et né en France, est le protagoniste touchant du filme et lui donne son authenticité.

Avec ses parents, des immigrés d'Algérie, ses frères et ses soeurs et une vingtaine d'autres familles immigrées algériennes, il habite auprès de la banlieue lyonnaise, dans un petit bidonville, appelé le « Chaâba ».

Le Chaâba, ce petit bout de terrain n'est que des baraques en planches et en tôles ondulées qui entourent la maison du père d'Omar. La plupart des familles se sont enfuites de la pauvreté et de la guerre pour trouver en France la prospérité et la liberté...

english

(src) It is the semi-autobiographical story of Azouz Begag who was the son of Algerian immigrants living in a shanty town, the Chaâba, near Lyon.

Set in the sixties, it’s fairly horrifying to read of the conditions they lived in but it is a fascinating insight into immigrant life and culture. No electricity, a single source of water, very questionable sanitation.

The highlight of the week was the arrival of the dustbin lorry – when it emptied its contents there was an opportunity to find treasure...

Pour en savoir plus

On trouvera une foule d'information au sujet du film sur l'excellent site de Manfred Overmann

Voyez aussi le dossier réalisé par Anne Henriot pour Teledoc

un livre, un auteur

"Le gone du Chaaba" , Un livre d' Azouz Begag :

Alliance Française, 5509 Rue Young, Jeudi 23 octobre 2008, 19h

Le livre

"Un livre captivant et désarmant sur petit garçon (gone) du Maghreb qui essaye de survivre dans un bidonville à côté de Lyon. L’histoire d’Azouz est pleine d’amour et d’humour. On ne peut avoir que d’admiration pour ce petit garçon qui réussit à de retrouver sa motivation pour l’école et ses études, malgré le racisme de certains professeurs. Un thème actuel décrit avec beaucoup de tendresse. Par cette histoire, j’ai pris plus de conscience des problèmes auxquels ces jeunes sont confrontées."

Cliquez sur la photographie de Bouzid Negnoug, qui incarne Omar (le jeune Azouz Begag) dans le film, pour lire une fiche pédagogique préparée par Anne Charlotte Pétrou (L.P. Prévert) et Robert Arnoux (L.P. Voiron)

L'écrivain

Azouz Begag (né le 5 février 1957 à Lyon, Rhône) est un homme politique, écrivain et chercheur français en économie et sociologie au CNRS.

Il a été ministre délégué à la promotion de l'égalité des chances du 2 juin 2005 au 5 avril 2007 sous le gouvernement Dominique de Villepin.

Il est l'auteur de plus de 20 livres, dont plusieurs romans s'inspirant de son enfance dont Le Gone du Chaâba.

Ce titre est un jeu de mot révélateur de son intérêt pour le métissage culturel. Il s'agit en effet d'un mélange entre un terme du dialecte lyonnais, langue de sa région de naissance et d'un terme algérien signifiant tribu.

Azouz Begag est aussi parolier de chansons et le scénariste du film Camping à la ferme où il expose sa vision d'une France multi-ethnique qui se mélange à une France historiquement et naturellement multiculturelle, que ce soit de par sa construction même et la richesse de ses langues et cultures régionales ou de par les vagues migratoires qu'elle a accueillies avec succès auparavant. Le mélange de ces trois niveaux de richesses culturelles françaises est souvent traité dans son travail.

En octobre 2007, Azouz Begag est le président du 18e Festival international de géographie (FIG) de Saint-Dié-des-Vosges.

[ Days of Glory ]

-

Un film de Rachid Bouchareb :

"Indigènes"

Alliance Française, 5509 Rue Young, 2 mai 2008, 19h

  • Projection gratuite sous-titrée en anglais -
    Free screening w/English subtitles
  • For more info, call us at : 455 4411

Sommaire

En 1914, La France fait appel aux “indigènes” de l’Empire en renfort de ses troupes sur les fronts européens. Les uns se battent aux côtés des poilus tandis que les autres travaillent dans les usines de guerre.
Pendant la deuxième guerre, les troupes dites coloniales participent activement aux combats.

Le film que nous vous proposons raconte l'histoire des soldats indigènes, ces 'oubliés des deux guerres mondiales', dans le contexte de la libération de la France en 1944.

Ce film permet une réflexion sur des thèmes importants et difficiles : devoir de mémoire, racisme, reconnaissance, sentiment d'appartenance...
Il est d'une actualité brulante. On évoquera le débat au sujet des Harkis, de la cristallisation des pensions, les atermoiements au sujet des méfaits et bienfaits du colonialisme.

Apres une breve description du film, nous vous presentons ici son realisateur, Rachid Bouchareb. Nous rappelons comment se sont constituees les troupes coloniales et ce qu'il est advenu des soldats 'dits indigenes' qui se sont battus pour 'l'empire', puis pour la France.

Nous evoquons les tirailleurs senegalais et le cas plus recent des Harkis, traitres pour les algeriens qui combattaient pour l'independance de leur pays, et allies abandonnes par la France au moment de l'independance, alors meme qu'elle avait fait appel a eux.

Il serait interessant d'etendre le sujet et de s'interroger sur ce qu'on nomme la raison d'Etat et ses laissez-pour-comptes. Et quand les enjeux sont supranationaux et que LES raisons d'Etats s'affrontent, comment peut-on apprehender ce qui est juste, et exercer son devoir d'humanite?

Aujourd'hui, dans une société plurielle qui n'est plus reglee par un principe d'autorite, l'Etat cherche de nouveaux moyens d'introduire des instruments de 'cohésion sociale'.
Symptomatique à cet egard est la création du tout récent (Octobre 2007) Centre national de l'histoire de l'immigration et l'énonce de sa mission.

Nous vous convions donc à venir voir un film qui vous invitera nécessairement à la réflexion.

Ce film s'inscrit très bien dans le cadre de nos autres événements culturels puisqu'après des films comme 'La Haine" de Mathieu Kassovitz, ou la thématique est aussi celle de l'intégration sont programmes en Mai :

  • "Karibuni, Bienvenue", un film sur les difficultés rencontrées par les immigrants francophones qui viennent d'Afrique s'installer au Canada
    ( pour plus d'infos... )

  • "Histoire et mémoire de l'esclavage dans le monde colonial francais, 160 ans après son abolition", une conférence par l'historien Jean-Pierre Le Glaunec
    (pour plus d'infos...)

Nous remercions Isabelle Pédot, Directrice de l'Alliance Française d'Halifax, pour cette programmation fort cohérente et enrichissante !

Dans cette page, le lecteur intéressé trouvera donc quelques repères pour mieux apprecier le film.

Bonne lecture et venez nombreux !

  1. Le film / The movie
  2. Le réalisateur/ the director: Rachid Bouchareb
  3. Appel à l'empire
  4. Les tirailleurs sénégalais
  5. Au sujet des Harkis
  6. Cité Nationale de l'histoire de l'immigration
  7. Immigration en Nouvelle-Ecosse
  8. Autour du film : Interview avec Benjamin Stora, historien
  9. Autour du film : Un débat plutot consensuel...

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Le film

  • Durée 2h08min
  • Année 2006
  • France, Maroc, Algérie, Belgique

Synopsis

english

1944-1945... Liberation of Italy, Provence, the Alps, the Rhone Valley, Vosges, Alsace was essential to the victory of the allies... and to establish France’s presence among them after the armistice.

This victorious battle to advance on Germany, after much bloodshed and great losses, was the accomplishment of the First French Army, recruited in Africa in order to avoid the control of the German commissioners and the Vichy authorities: 200,000 men, including 130,000 “indigenes” (natives) including 110,000 North Africans, and 20,000 Africans.

The rest made up of two thirds “pieds- noirs” (French colonials) and one third young frenchmen who fled the occupation.

The film relates the forgotten story of the soldiers known as “Indigènes” following the epics of four of them: Abdelkader, Saïd, Messaoud and Yassir (le goumier) a mobile corps, reputed for their endurance, ground sense , and courage in close combat.

They are sent to the front line. Each one is in pursuit of a different objective throughout the passage across France which they liberate, arms in hand.

Yassir joined for the booty he expected to collect.

Messaoud was surprised by the welcome from the French. He hopes to marry and live in France, to escape the arpatheid in Algeria.

Saïd wishes to escape poverty in Morocco, and hopes to find a family in the French army.

And Abdelkader who is fighting for liberty and equality, in joining the French army he hopes for France’s recognition, and more justice towards the colonised Algerians once the war is over.

français

Jamel Debbouze, Roschdy Zem, Sami Bouajila, Samy Naceri et Bernard Blancan, ont été récompensés par un prix d'interprétation collectif lors du festival de Cannes.

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Le réalisateur

D'origine algérienne, né à Paris en 1953, il commenca sa carrière comme assistant de mise en scène à la télévision, de 1977 à 1984. Durant cette époque, il réalisa quelques courts métrages.
Rachid Bouchareb réalise son premier long métrage en 1985. En 1988, il s'associe à Jean Bréhat pour créer la maison de production 3B.
Rachid Bouchareb réalise ensuite plusieurs long-métrages. Il est à plusieurs reprises nominé pour ses films.
En 1995, Poussières de Vie est nominé pour l'Oscar du meilleur film étranger. Le film est une adaptation d' un roman de Duyen Anh, 'La colline de Fanta', qui raconte l'expérience des enfants amérasiens regroupés dans un camp après la chute de Saigon. (Notez que nous l'avons projeté en 20007 a l'AF)
En 2001, Little Senegal est nominé pour l'Ours d'or de Berlin. Mais le plus grand succès fut celui d'Indigènes en 2006 qui fut nominé pour la Palme d'Or et reçu le prix d'interprétation masculine au Festival de Cannes.
En plus de sa carrière de réalisateur, Rachid Bouchareb est producteur de cinéma et scénariste. Il a été scénariste de tous ses longs métrages.
Prix Henri-Jeanson 2006, décerné par la SACD, à Rachid Bouchareb pour l’ensemble de son œuvre.

En avril 2007, il est nommé Chevalier de la Légion d'honneur.

Filmographie

Longs métrages:

  • Bâton Rouge (1985)
  • Cheb (1991)
  • Poussières de vies (1994)
  • Little Senegal (2001)
  • Indigènes (2006)

RB a aussi realise des courts métrages ( Le vilain petit poussin (2004) , L'ami y'a bon (2005) , Djebel (2007) ). Il mène parallèlement plusieurs projets pour la télévision : 'Raï', documentaire sur ce genre musical arabe traditionnel avec Khaled, 'Les Années déchirées' (1992) ou 'L' Honneur de la famille' (1997).

Rachid Bouchareb, également producteur, a pris part à des films comme 'West Beyrouth' et 'La Bande du drugstore'.

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L'appel a l'Empire

Les troupes coloniales

Les Troupes d'Afrique sont le terme générique qui regroupe une partie de l'armée coloniale française, entre 1830 et 1967. Y partipent la Légion étrangère, les Zouaves, les Spahis, les Goumiers, les Chasseur d'Afrique et les Tirailleurs (algériens (Turcos), marocains et tunisien, sénégalais )

  • Les zouaves étaient originairement des kabyles de la confédération des Zouaouas qui fournissaient des soldats aux Turcs et qui après la prise d'Alger (1830), entrent au service de la France, puis sont constitués en un une unité d’infanterie.

    Ils participent a la Conquête de l'Algérie, aux campagnes du second Empire ( Guerre de Crimée, Campagne d'Italie, Expédition du Mexique), à la guerre de 1970, à la conquête de l'Indochine et à la première guerre mondiale. Plusieurs unités de zouaves sont formés par des Américains lors de la guerre de Sécession, plutot du coté de l'Union.

    A partir de 1954, ils assurent le maintien de l'ordre en Algérie. Le 9ème Zouaves en particulier déploie son activité dans la Casbah d'Alger. 1962 voit disparaître ces régiments après 130 ans au service de la France.

  • Né en Algérie, le modèle des spahis (cavaliers) est repris ailleurs par l’armée française : (Crimée, 1854, escadrons de cavaliers autochtones, les « Bachibouzouks » )

    L'escadron de spahis de la France Libre, ou escadron Jourdier part de Syrie vers la Palestine le 30 juin 1940. Les spahis participeront à la grande bataille d'El Alamein (1942)

  • Un goum est une unité de goumiers, soldats "berbère" marocains de l’armée française. Ils ont existé de 1908 à 1956. Un goum regroupe environ 200 goumiers.

    Les goums sont regroupés en tabors, généralement de 3 à 4 goums. Un GTM (Groupement de tabors marocains) est composé de 3 tabors. 4 GTM marocains ont été formés pendant la Seconde Guerre mondiale.

sequelles

Un dossier très intéressant a été préparé par Jean-Pierre HUSSON pour le CRDP de Reims. On y trouvera des informations au sujet des 'soldats indigènes, oubliés des deux guerres mondiales' , notamment :

  • L'enrôlement des indigènes de l'Empire colonial français pendant la 1ère guerre mondiale
  • L'Armée coloniale indigène pendant la 1ère guerre mondiale
  • Le dernier tirailleur sénégalais ancien combattant de la 1ère guerre mondiale
  • Les soldats nord-africains dans la 1ère guerre mondiale
  • Les anciens combattants indigènes de la 2e guerre mondiale et le problème de la « cristallisation » des pensions
Comme on pourra le lire sur le site du Sénat, la cristallisation des pensions était un mécanisme lié à la décolonisation
Les anciens combattants ressortissants des pays autrefois placés sous la souveraineté de la France, et qui ont combattu sous son drapeau lors des deux conflits mondiaux, ont eu, jusqu'en 1958, les mêmes droits à pension que les nationaux français.
En 1959, puis en 1960, en liaison avec les processus de décolonisation, le Parlement a adopté un dispositif dit de « cristallisation », qui a bloqué la valeur des points de pension à la valeur atteinte lors de l'accession à l'indépendance de ces pays.

Le Parlement français a finalement voté le 15 novembre 2006 la revalorisation des pensions des soldats des ex-colonies dans le cadre du budget 2007 des anciens combattants.

"84 000 anciens combattants coloniaux de 23 nationalités devraient en bénéficier", s’ils se manifestent, sachant que la plupart des soldats de la Première Guerre mondiale sont déjà morts.

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Les tirailleurs sénégalais

  • A document in english on the 'Tirailleurs Senegalais'

  • (src: www.capsurlemonde.org/casamance/tirailleurs.html

    Histoire des Tirailleurs Sénégalais

    Le corps des Tirailleurs sénégalais a été créé en 1857 par Louis Faidherbe, gouverneur général de l’Afrique de l’Ouest Française. Il était désireux de se doter d’unités de combat indigènes, permettant de palier à l’insuffisance des effectifs en provenance de métropole.

    Les origines des Tirailleurs

    De 1857 à 1905, les régiments de tirailleurs étaient constitués d’esclaves affranchis rachetés par les Français à leurs maitres africains. Ces effectifs furent progressivement renforcés d’apports de prisonniers de guerre et de volontaires. Vers la fin du XIXe siècle, des membres des classes dirigeantes traditionnelles africaines intégrèrent le corps comme sous-officiers. Les tirailleurs étaient loins d’être tous sénégalais. Ils venaient de l’ensemble des colonies françaises d’Afrique. Les ethnies Bambara et Toucouleur étaient très bien représentées. Après 1905, les Tirailleurs prirent une importance plus grande avec le besoin de forces de police efficace sur l’immense territoire africain sous administration française, des problèmes d’insécurité liés à des révoltes sporadiques (en Mauritanie, au Maroc), le déploiement des Tirailleurs en dehors d’Afrique et après le déclenchement de la 1ère Guerre Mondiale, le besoin de renforcer les troupes engagées sur le front lorrain. Beaucoup d’officiers généraux français de la 1ère Guerre Mondiale ont commencé leur carrière comme officier dans les Tirailleurs, à commencer par les Maréchaux Joffre, Gallieni ou encore le Général Mangin. Ce dernier en avait d’ailleurs tiré un ouvrage intitulé La Force Noire, dans laquelle il faisait l’apologie des troupes africaines avec toutefois des arguments qui sentait bon le racisme (il défendait entre autre l’idée que les Africains avait un système nerveux moins développé et donc moins sensible à la douleur).

    Les Tirailleurs pendant la 1ère Guerre Mondiale

    En 1914, on comptait 14.000 Tirailleurs sénégalais en Afrique de l’Ouest et 15.000 à l’extérieur, principalement au Maroc. Six bataillons furent immédiatement dépéchés en France à la mobilisation. Les Tirailleurs furent engagés sur le Front dès le début des combats. En Octobre 1915, près de 30.000 nouveaux conscrits et volontaires avaient renforcé les troupes déployées en France. Un décret du 9 octobre 1915 ordonnait la mobilisation des Africains de plus de 18 ans et un bonus de 200 francs pour les volontaires. 51.000 Africains supplémentaires furent ainsi recrutés jusqu’en 1916. En 1917, 17 bataillons de Tirailleurs étaient engagés à la Bataille de la Somme. 120.000 Africains servaient alors dans les forces françaises. Manquant cruellement de réserves, la France fit un effort désespéré pour recruté 50.000 hommes supplémentaires. Dégouté, le Gouverneur général à Dakar préféra démissionner, craignant une révolte des Africains. Blaise Daigne, un Sénégalais élu député à l’Assemblée Nationale française, vit dans cette situation une opportunité pour les Africains de s’émanciper et mit tout son prestige dans la balance pour inciter les Africains à s’engager : ce que firent 60.000 d’entre eux. Il fut aidé dans sa croisade par un décret français accordant réductions d’impôts, travail garanti pour les vétérans et citoyenneté française sous certaines conditions. La Guerre transforma le corps des Tirailleurs, d’une unité de mercenaires à une unité d’engagés, qui furent démobilisés en 1919, même si certains d’entre eux servirent en Allemagne ou dans des garnisons coloniales.

    Mythe et réalité

    Alors que les Français louèrent la bravoure des Tirailleurs au feu, les propagandistes allemands les présentèrent comme des canibales et les officiers anglais comme des troupes indisciplinées et peu courageuses. De fait, on a eu connaissance de certaines situations au cours desquelles, des unités furent prises de panique, il est également indiscutable que l’on fit combattre ces troupes dans des zones où les troupes métropolitaines refusaient de servir (en particulier au cours de l’offensive manque de Général Neville en 1917). On critiqua également la résistance au froid d’hommes habitués à des températures plus clémentes. Là encore, sans éléments réellement probants. Finalement, les troupes africaines françaises ne furent ni mieux ni moins bien que les autres unités combattante sur le front de l’Est. Leurs performances dans la bataille dépendant plus de problèmes de leadership, motivation ou d’entrainement que de la race. Des 212.000 Africains français qui servirent pendant la 1ère Guerre Mondiale, 163.000 furent engagés en France. 30.000 y moururent. Le taux de mortalité des Tirailleurs était de 185 pour mille. Conclusion… Dans une large mesure, les Français tinrent leur promesse à la démobilisation. Les Vétérans bénéficièrent de conditions particulières et furent largement recyclés dans l’administration coloniale.

    Sur le Net France at war L’armée coloniale indigène pendant la 1ère Guerre Mondiale Les troupes coloniales et l’armée d’Afrique dans la 2ème bataille de la Marne Les tirailleurs sénégalais en 14-18 L’uniforme des tirailleurs sénégalais

    Aux Tirailleurs Sénégalais morts pour la France Leopold Sedar Senghor, Hosties noires (Tour, 1938)

    
    Voici le Soleil 
    Qui fait tendre la poitrine des vierges 
    Qui fait sourire sur les bancs verts les vieillards 
    Qui réveillerait les morts sous une terre maternelle. 
    J’entends le bruit des canons — est-ce d’Irun ? 
    On fleurit les tombes, on réchauffe le Soldat Inconnu. 
    Vous, mes frères obscurs, personne ne vous nomme. 
    On vous promet 500 000 de vos enfants à la gloire des futurs morts, on les remercie d’avance, futurs morts obscurs  
    Die schwarze Schande ! 
    
    Ecoutez-moi, Tirailleurs Sénégalais, dans la solitude de la terre noire et de la mort 
    Dans votre solitude sans yeux, sans oreilles, plus que dans ma peau sombre au fond de la Province 
    Sans même la chaleur de vos camarades couchés tout contre vous, comme jadis dans la tranchée, jadis dans les palabres du village 
    Ecoutez-moi, tirailleurs à la peau noire, bien que sans oreilles et sans yeux dans votre triple enceinte de nuit. 
    
    Nous n’avons pas loué de pleureuses, pas même les larmes de vos femmes anciennes 
    Elles ne se rappellent que vos grands coups de colère, préférant l’ardeur des vivants. 
    Les plaintes des pleureuses trop claires 
    Trop vite asséchées les joues de vos femmes comme en saison sèche les torrents du Fouta 
    Les larmes les plus chaudes trop claires et trop vite bues au coin des lèvres oublieuses. 
    
    Nous vous apportons, écoutez-nous, nous qui épelions vos noms dans les mois que vous mourriez 
    Nous, dans ces jours de peur sans mémoire, vous apportons l’amitié de vos camarades d’âge. 
    Ah ! puissé-je un jour d’une voix couleur de braise, puissé-je chanter 
    L’amitié des camarades fervente comme des entrailles et délicate, forte comme des tendons. 
    Ecoutez-nous, morts étendus dans l’eau au profond des plaines du Nord et de l’Est. 
    Recevez le salut de vos camarades noirs, Tirailleurs Sénégalais 
    Morts pour la République 
    

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Les Harkis

Dans le langage courant, en France, le terme de harki désigne les supplétifs engagés dans l’armée française de 1957 à 1962, durant la guerre d'Algérie.

Par extension, on a dénommé « harkis » tous les Algériens musulmans soutenant le rattachement de l’Algérie à la République française durant la guerre d’Algérie.

Le terme, en algérien, est devenu synonyme de traître et collaborateur. Par extension, la communauté installée en France en 1962 et qui descend des harkis rapatriés est aussi appelée harki.

Au total, durant la guerre d'Algerie, l’armée française a inscrit dans ses registres 160 000 harkis, moghaznis (suppletifs des Sections administratives spécialisées (SAS) ) et GMPR (Groupes mobiles de police rurale).

Quand arrive l'indépendence, les Français 'lâ:chent les Harkis'. Le Gouvernement provisoire de la République algérienne opte pour une postion conciliante entre le cessez-le-feu et l’indépendance. Mais la vengeance finira par sévir contre ceux qui sont pour beaucoup algériens des collaborateurs puisqu'ils ont lutté aux cotés de l'ennemi : la France. Plusieurs dizaines de milliers de Harkis sont massacrés en 1962 et 1963.

La position de la France dans cette affaire est encore sujette à de nombreuses critiques. Les Harkis sont parqués dans des camps en France.

Les pieds-noirs et les harkis ont de nombreux griefs à faire aux hommes politiques fran&ceddil'ais tels que Pierre Messmer et Louis Joxe qui ont à l'époque refusé l'asile aux harkis. Pierre Messmer a accusé le président algérien Bouteflika dans le journal "Le Monde" du 25 septembre 2001, d'être le principal responsable du massacre des harkis après les accords d'Evian du 19 mars 1962.

Il est déplorable de constater les signes de mépris à l'endroit des Harkis émanant de personnalités politiques de droite comme de gauche. Ni les gaullistes, ni les socialistes n'apparaissent blancs comme neige dans les décisions prises é l'époque.

La journaliste Dalila Kerchouche, née dans un camp de harkis, a écrit deux livres, « Mon père, ce harki » (Seuil, 2004) et « Leïla : avoir dix-sept ans dans un camp de harkis » (Seuil, oct 2006).

Elle évoque sur OummaTV le destin de sa famille, ainsi que celui de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants internés dans des camps en France au lendemain de la fin de la guerre d’Algérie. Dalila Kerchouche a par ailleurs co-rédigé avec Arnaud Malherbe le scénario du téléfilm « Harki »

Les cicatrices mettent beaucoup de temps à se refermer, des deux cotés de la Méditerannée, et la reconnaissance des responsabilités tient plus du show médiatique que d'une réelle volonté de justice.

Le 5 décembre 2007, le président de la République Française Nicolas Sarkozy, de retour d'une visite diplomatique à Alger, reçoit les représentants des harkis à l'Elysée. Il annonce des dispositions pour améliorer l'intégration des harkis en France, sans toutefois aller jusqu'à "reconnaître officiellement la responsabilité de la France dans l’abandon et le massacre de Harkis" comme il s'y était engagé lors de la campagne présidentielle ( voir le Journal "Le Monde" du 31 mars 2007).

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CNHI

Le projet d'un lieu consacré à l'histoire et aux cultures de l'immigration en France a été défendu pendant de nombreuses années par les milieux associatifs et universitaires. En 1992, l'Association pour un musée de l'immigration, créé à l'initiative d'historiens et de militants associatifs, portait déjà explicitement ce projet. En 2001, un rapport commandé par Lionel Jospin prone la création du CNHI.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le dossier de presse pour l'ouverture de la CNHI le 10 octobre 2007

La CNHI occupe un lieu éminemment pertinent à la symbolique du projet : l'ancien Palais de la Porte Dorée, construit par Albert Laprade en 1931 pour l'exposition coloniale.

La Cité veut être un élément majeur de la cohésion sociale et républicaine de la France.

L'appel a l'Empire

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Un climat consensuel ?

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Interview

(src :) Le Monde : Jean-Luc Douin interroge Benjamin Stora, historien

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The Alliance Française d'Halifax is the only non-profit language and cultural center in Nova-Scotia. The Alliance specializes in teaching French classes at all levels and ages. Classes are taught by native French speakers. The Alliance also holds many francophone cultural activities such as: wine tastings, film series, a-Iroxhibits, book presentations, and is home to a French Resource Center with over 3,500 books, films, and CD’s. The Alliance is headquartered Paris with 1,100 locations world-wide.